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Quels financements pour la création puis le développement de son entreprise ?

Que ce soit au moment de démarrer son activité ou ensuite, lorsqu’il s’agit de la développer, l’entrepreneur a souvent besoin de financements pour accompagner son projet d’entreprise. Focus sur les différentes solutions actuellement existantes.

Le recours à l’emprunt bancaire

Lorsque l’entrepreneur ne parvient pas à réunir assez de fonds pour son projet à l’aide de son apport personnel, de l’apport de ses associés ou encore de celui de ses proches (la « Love Money » de sa famille et de ses amis), celui-ci peut se tourner vers les banques. Nouveaux créateurs d’entreprise et entrepreneurs aguerris ont, en effet, la possibilité de démarcher les établissements financiers et de comparer leurs taux d’intérêt sur les prêts à court, moyen et long terme afin de trouver une solution adéquate de financement. Il leur faudra néanmoins avoir un minimum de fonds propres (en général, au moins 30 % des besoins durables que l’on retrouve dans le plan de financement initial de l’entreprise), sous peine de se voir refuser leur demande d’emprunt. Les prêts bancaires peuvent être aussi bien sollicités dans le cadre d’une création d’entreprise que pour un développement de l’activité, le plus souvent pour financer des investissements matériels tels que la location de bâtiments ou l’achat d’équipements.

Les aides institutionnelles

En France, il existe de nombreuses aides institutionnelles permettant aux entrepreneurs de démarrer ou de développer leur activité. Parmi elles, l’aide au chômeur créant ou reprenant une entreprise (Accre) est une mesure du gouvernement français donnant droit à une exonération, pendant un an, de charges sociales, après validation par le Centre de Formalités des Entreprises. D’autres aides d’État, telles que des exonérations fiscales et sociales, des crédits d’impôt, des subventions ou des prêts à taux zéro, sont également disponibles, de manière nationale ou locale (toutes sont consultables sur le site dédié à ces aides par les CCI).
En outre, des réseaux d’entrepreneurs, comme Initiative France et France Active (cofinancés par le Fonds Social Européen), proposent aux entrepreneurs des « prêts d’honneur ». Ces emprunts sont, en quelque sorte, des crédits à taux zéro accordés à des projets novateurs sélectionnés par un jury, qui sont portés par des entrepreneurs ne pouvant accéder à l’endettement bancaire. À l’inverse, la compagnie financière publique Bpifrance aide, quant à elle, certains types de société (PME, entreprises de taille intermédiaire, entreprises innovantes) à obtenir un emprunt venant en complément d’un prêt bancaire.

Des investisseurs à convaincre

Une autre solution de financement pour les entrepreneurs est de convaincre des personnes ou des sociétés qui sont des professionnels de l’investissement, soit respectivement des « business angels » et des fonds d’investissement. Ces fonds sont des sociétés qui sont, en général, sollicitées pour des emprunts d’un gros montant par des entreprises ayant déjà fait leurs preuves en termes de rentabilité et qui ont besoin de lever des sommes importantes afin de poursuivre leur croissance. Il est, par exemple, possible de trouver de potentiels financeurs dans l’annuaire des membres de l’Association française des Investisseurs pour la croissance (AFIC).
Pour les projets nécessitant un volume d’endettement moins important mais pour lesquels l’accompagnement par un professionnel de l’entrepreneuriat peut s’avérer intéressant, les chefs d’entreprise doivent plutôt se tourner vers les « business angels ». À la recherche d’entreprises à fort potentiel pour faire de belles plus-values, ces personnes physiques investissent leur argent et aident également la société à se développer grâce à leur expérience et à leurs compétences.

Le crowdfunding : un nouveau type de financement qui a la cote

Très populaire depuis les années 2000, le crowdfunding, ou financement participatif, permet à l’entrepreneur de financer son projet à travers la réalisation d’un appel à l’investissement auprès de l’ensemble du public. Ce financement participatif de particuliers peut prendre la forme :
– d’un don d’argent ayant une contrepartie (accès à un service, obtention d’accessoires, etc.) ;
– d’un prêt accordé à l’entreprise à un taux défini (crowdlending) ;
– d’un investissement classique permettant aux particuliers d’obtenir des parts de l’entreprise (crowdequity).
Selon une étude réalisée par l’Association professionnelle financement participatif France (FPF) et le réseau international de cabinets d’audit et de conseil KPMG, les moyens alternatifs pour financer un projet ont plus que doublé de 2015 à 2016 en France avec, parmi eux, 2,6 millions d’investisseurs dits « crowdfunder ».

Comment réussir son dossier de financement ?

Qu’un entrepreneur souhaite convaincre une banque, un « business angel », un fonds d’investissement ou même un particulier, il doit constituer un dossier de financement qui tient la route. Ce dossier doit, par exemple, contenir absolument un business plan et un plan de financement précis exposant le potentiel de la société. L’intérêt du projet et sa rentabilité à venir doivent transparaître dans le dossier, notamment avec la mise en avant de son originalité et de sa capacité à évoluer dans le futur. Parfois oubliée ou négligée par les entrepreneurs, la partie consacrée au financement de la société ne doit pas être prise à la légère. Seuls les porteurs de projet montrant qu’ils ont compris tous les enjeux existants autour des finances de leur entreprise auront la possibilité de convaincre des investisseurs.

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