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Bien démarrer son auto-entreprise : ce qu’il faut savoir sur la protection de l’entrepreneur

L’auto-entreprise a le vent en poupe depuis plusieurs années en France. Des démarches administratives simplifiées auront permis à ce statut de rencontrer une certaine popularité auprès d’une partie de la population. Mais comment démarrer son activité dans de bonnes conditions ? Le point ci-dessous.

Qu’est-ce que le statut d’auto-entrepreneur ?

Le statut d’auto-entrepreneur est l’exact opposé de celui du salarié : dans le premier cas, le travailleur est indépendant, et il demeure libre d’organiser sa journée de travail comme bon lui semble. Sa responsabilité juridique est cependant plus importante, au regard de la liberté dont il jouit. Dans le cas d’un travailleur salarié, il existe un lien de subordination avec l’employeur, ainsi que des contraintes horaires particulières et un environnement de travail très encadré. Pour le reste, l’immatriculation du travailleur en tant qu’indépendant est relativement simple, et peut s’effectuer en ligne sur le site www.autoentrepreneur.urssaf.fr.

Dans certains cas et pour certaines activités, il peut être intéressant voire indispensable de souscrire à une assurance de responsabilité professionnelle pour auto-entrepreneurs. En effet, en tant que travailleur indépendant, vous pouvez être confronté à plusieurs phénomènes (incendie de vos locaux, vol de matériel, accident lié à votre métier, etc…). Quelle formule choisir et pourquoi ?

Quelle assurance auto-entrepreneur choisir ?

Le statut d’auto-entrepreneur n’impose pas systématiquement le recours à une assurance spécifique. En revanche, c’est l’activité exercée par le travailleur indépendant qui va déterminer le caractère obligatoire ou non de cette souscription. C’est là que l’assurance Responsabilité Civile professionnelle entre en scène, du moins pour certaines professions réglementées (en lien avec le droit, la santé ou le tourisme par exemple).

Dans tous les cas et dans la mesure du possible, on conseillera vivement de souscrire à une assurance multirisque professionnelle. Cette formule permet ainsi de couvrir votre activité de manière plus globale, tout en faisant la démonstration d’une logique à la fois flexible et modulable. En effet, l’assurance multirisque met à votre disposition de nombreuses formules et options d’un contrat à l’autre (protection juridique, assurance du local, produits et marchandises, matériel informatique, perte d’exploitation, etc…).

Assurance multirisque auto-entrepreneur : quid des cas particuliers ?

Bien sûr, en tant que travailleur indépendant, vous n’avez pas obligatoirement besoin de louer un local pour stocker vos produits et marchandises. Certains travailleurs indépendants limitent ainsi considérablement leurs charges, en travaillant directement à domicile. Si tel est votre cas, sachez cependant que votre assurance MRH (assurance habitation) n’est pas à même de vous couvrir, si jamais les produits que vous stockez chez vous sont endommagés. Seule une assurance multirisque professionnelle peut vous garantir un niveau de couverture suffisant pour vous protéger – à définir cependant lors de la souscription, car l’obtention d’une complémentaire peut s’avérer nécessaire dans certains cas bien particuliers.

Même si elle ne présente pas un caractère obligatoire, la garantie juridique peut avoir son intérêt, notamment pour résoudre et prendre en charge un certain nombre de litiges amiables et judiciaires. Au cours de votre vie active, vous pouvez être confronté à des difficultés avec des salariés, clients et fournisseurs susceptibles de se retourner contre vous et demander réparation ! A l’inverse, vous aurez probablement besoin d’engager des poursuites dans certaines situations (atteinte à votre identité numérique, concurrence déloyale, etc…).

Notez que dans certains cas, la protection juridique peut être incluse dans l’assurance multirisque d’office. Dans le cas contraire, elle pourrait vous être proposée en option.

(Crédit photo : iStock)

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