Entre économies d'impôts et risques financiers, des investissements qui demandent une étude approfondie.
Par SID Presse, le 10/06/2008
Vous pouvez investir directement dans une entreprise ou par l'intermédiaire de structures qui permettent de soutenir des secteurs ciblés de l'économie. Qu'il s'agisse de placer votre argent dans le capital d'une PME, dans un FCPI ou un FIP ou encore dans une des fameuses Sofica, la démarche peut se révéler fiscalement très intéressante, mais elle comporte des risques financiers réels qu'il faut évidemment bien mesurer avant de vous engager.
Devenir actionnaire d'une PME
Les particuliers qui effectuent, avant le 1er janvier 2011, des versements en numéraire au capital de sociétés non cotées soumises à l'impôt sur les sociétés, répondant à la définition communautaire de PME, peuvent bénéficier d'une réduction d'impôt de 25 % du montant des versements, retenus dans la limite annuelle de 20 000 euros pour les célibataires et de 40 000 euros pour un couple. Et la fraction de la souscription excédant le plafond au titre d'une année peut être reportée sur les revenus des 4 années suivantes, dans les mêmes limites annuelles de réduction d'impôt. Le montant total des souscriptions déductibles s'élève donc à 100 000 euros pour les personnes seules ou 200 000 euros pour un couple. Mais attention, toute cession de ces titres avant le 31 décembre de la 5e année suivant la souscription donne lieu à une remise en cause de la réduction obtenue.
Ce régime de faveur est réservé aux souscriptions au capital de PME dites « opérationnelles », c'est-à-dire celles exerçant une activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale, agricole ou financière, à l'exclusion de la gestion de son propre patrimoine. Mais vous pouvez maintenant souscrire au capital de ces PME par l'intermédiaire d'une société interposée.
Les risques inhérents à ces placements sont réels, mais peuvent être maîtrisés en vous associant, par exemple, à un proche dont vous connaissez bien l'activité.
FCPI et FIP : des placements astucieux
- Les FIP (fonds d'investissement de proximité) sont des fonds dont l'actif est composé de 60 % au minimum de titres de PME françaises non cotées issues de trois régions limitrophes et dont 10 % au moins doivent être des entreprises créées depuis moins de 5 ans.
- Les FCPI (fonds communs de placement dans l'innovation) doivent investir au moins 60 % de l'actif du fonds dans des sociétés issues de l'Union européenne disposant d'un caractère innovant.
Ces placements dynamiques permettent de financer le développement de PME matures, tout en offrant des perspectives de rendement attractif et de plus-values à long terme. De surcroît, ils ouvrent droit à une réduction d'impôt de 25 % du montant des versements, retenus dans la limite annuelle de 12 000 euros pour un célibataire et de 24 000 euros pour un couple, à condition notamment de conserver les parts pendant 5 ans.
Attention vous ne pouvez pas bénéficier de cet avantage fiscal si vous détenez seul ou avec votre groupe familial plus de 10 % des parts du fonds ou plus de 25 % des droits dans les bénéfices des sociétés dont les titres figurent à l'actif du fonds.