Par SID Presse, le 01/12/2003
L'assurance-vie est un des placements "vedettes" des Français. Son attrait provient à la fois d'un rendement compétitif et d'une fiscalité encore très avantageuse. Véritable outil de capitalisation, accessible à tous, l'assurance-vie est devenu le fer de lance des produits d'épargne proposés. On dénombre aujourd'hui plus d'un millier de contrats différents sur le marché. Il convenait donc de faire un point et de lister les critères essentiels qui vous permettront de faire le bon choix.
Le mécanisme de l'assurance-vie
Le souscripteur verse, en une seule fois ou de façon périodique, des sommes sur un "compte d'assurance-vie".
Ces sommes constituent un capital rémunéré par des intérêts.
Les intérêts ainsi acquis s'ajoutent chaque année au capital pour produire eux-mêmes des intérêts.
1. Privilégiez la sécurité
On distingue deux types de contrats d'assurance-vie différents : les contrats multi-supports en unités de compte et les contrats en euros.
Avec les premiers, c'est vous qui choisissez les supports de placement de votre épargne : SICAV, Fonds Communs de Placement, Sociétés Civiles Immobilières, etc.
Avec les seconds, vous jouez la sécurité en confiant votre épargne à un gestionnaire averti qui vous garantit une rémunération annuelle minimale.
La majeure partie de vos versements est alors investie en obligations.
Notre conseil
si vous choisissez un contrat en unités de compte, assurez-vous que les supports d'investissement proposés par le contrat sont suffisamment diversifiés.
Contrôlez aussi les frais qui vous seront prélevés à chaque arbitrage, c'est-à-dire à chaque fois que vous changerez de support d'investissement : achat d'une "SICAV actions" en remplacement d'une «SICAV obligations» par exemple.
2. Privilégiez la solidité
Ne tentez pas le diable, confiez votre épargne à un gestionnaire dont la notoriété et la surface financière sont certaines.
Cela vous laisse un choix très important car de nombreux établissements connus sur la place proposent des contrats d'assurance-vie : mutuelles, associations d'épargnants, compagnies d'assurances...
3. Contrôlez les frais
Les frais sur les versements, ou frais d'entrée, sont censés rémunérer le vendeur du contrat d'assurance. Ils ne doivent en aucun cas excéder 5 %. Aujourd'hui, compte tenu de la baisse des rendements, privilégiez des contrats pratiquant un taux voisin de 3 % à 4 %.
Exemple
un taux de 3 % signifie que pour un versement de 1 500 euros, 1 455 euros sont investis et 45 euros vous sont définitivement prélevés.
Les frais de gestion rémunèrent l'assureur. Ils sont généralement peu élevés : de 0,3 % à 1 %. Mais ils s'appliquent chaque année au total des sommes investies. Privilégiez les contrats pratiquant un taux voisin de 0,5 %.
Attention ! Certaines compagnies pratiquent le précompte des frais d'entrée. C'est-à-dire que l'assureur vous prélève par avance, en début de contrat, l'intégralité des frais qui seront dus sur les versements que vous vous engagez à réaliser. Refusez absolument toute clause de précompte dans votre contrat.
Exemple
vous investissez 1 500 euros par an sur 8 ans. Les frais d'entrée fixés à 3 % s'élèvent à : 3 % x 8 x 1 500 euros = 360 euros. Cette somme vous sera prélevée sur votre premier versement et seuls 1 140 euros (1 500 - 360) seront investis la première année.
Cette pratique est très pénalisante car elle ampute vos premiers versements. Ces premiers versements sont les plus rémunérateurs car ils représentent les sommes investies sur la durée la plus longue. D'autre part, en cas de rachat anticipé de votre contrat, vous y seriez de votre poche.
Dans notre exemple, si vous rachetez votre contrat au bout d'un an, vous ne récupérerez même pas votre mise initiale de 1 500 euros mais seulement : (1 500 - 360) x 105,5 % = 1 202,7 euros.(1)
(1) Par hypothèse, nous avons retenu un taux de rendement net de 5,5 % par an.