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Immobilier : le nouveau Robien

Par Delphine Gourbeyre, le 09/07/2007

Associer une bonne rentabilité à la sécurité, voilà le rêve de tout investisseur. Mais autant le dire tout de suite, il n'est hélas pas de placement qui soit tout à la fois rentable et sûr à 100 %.
Pourtant, la pierre reste et restera sans doute un des placements préférés des Français, et ce n'est pas l'envolée des prix de ces dernières années qui remettra en cause cet engouement. Mais attention, acquérir un bien immobilier, c'est investir sur le long terme. Aussi, avant de se lancer, il convient d'identifier l'objectif principal de l'opération et de déterminer l'ensemble de ses priorités.
Au-delà des objectifs et des priorités d'ordre personnel, un autre facteur important est de nature à favoriser l'investissement immobilier. En effet, depuis de nombreuses années, le fort développement de l'investissement immobilier locatif est notamment dû aux avantages fiscaux dont l'investisseur peut bénéficier. Réaliser un investissement résidentiel dans le neuf ou l'ancien réhabilité permet notamment, sous certaines conditions, d'amortir son bien pendant 9 ans. Dans ce cadre, l'investisseur peut acheter un bien et déduire jusqu'à 50 % de sa valeur.
C'est ainsi qu'il est possible, depuis le 1er septembre 2006, de bénéficier du dispositif Robien dit " recentré ", dont la plupart des caractéristiques sont directement inspirées de l'ancien dispositif immobilier locatif Robien.
Un dispositif de faveur réservé aux personnes dont les revenus, tirés de la location d'un logement neuf ou réhabilité situé en France ou dans les quatre départements d'outre-mer, sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers. Un dispositif réservé aux biens, qu'ils soient la propriété d'un particulier ou d'une société de personnes, qui sont affectés à un usage d'habitation. Les locaux à usage mixte étant en principe exclus de son champ d'application.
Les avantages fiscaux
En plus de pouvoir déduire les charges habituellement déductibles des revenus fonciers (dépenses d'entretien, primes d'assurance, taxe foncière, intérêts d'emprunt...), l'investisseur qui se place sous le dispositif Robien recentré peut déduire une partie du prix initial d'acquisition ou de construction du logement. Ainsi, le propriétaire pourra amortir son bien au taux de 6 % les sept premières années et de 4 % les deux années suivantes, sans avoir toutefois la possibilité de proroger son engagement au-delà de cette durée de 9 ans. Il en résulte une déduction représentant au total 50 % de la valeur du logement, cette base d'amortissement étant constituée par le prix d'acquisition ou de revient global du logement, auquel s'ajoute la fraction du prix relative aux dépendances immédiates et nécessaires du logement.
Et si, en raison de cet amortissement, le montant global des charges est supérieur à celui des loyers perçus, l'investisseur pourra imputer ce déficit foncier sur son revenu global à hauteur de 10 700 euros par an. Étant précisé toutefois que la fraction des intérêts d'emprunt supérieure aux loyers perçus comme la fraction de déficit foncier supérieure au plafond de 10 700 euros seront, quant à elles, imputables sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.

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News 21/11/08