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Devenez un orateur hors pair !

Un bon orateur sommeille en chacun de nous. Pour surmonter les blocages et réussir ses interventions en public, un seul secret : l’entraînement !

Par Ann-Karen Bartoszewski, le 27/06/2008

Prendre la parole au cours d’une réunion professionnelle, présider un dîner ou encore intervenir lors d’un congrès, représente pour beaucoup une véritable épreuve, source de fâcheux désagréments (transpiration, palpitations, tremblements, souffle court…). Il suffit pourtant de maîtriser quelques techniques et de s’astreindre à certains exercices pour devenir un bon communicant. « Nous disposons tous d’une marge de progression. Pour reprendre un vieux dicton : c’est en forgeant que l’on devient forgeron », confirme Pascal Le Guern, journaliste à France Info et formateur à la prise de parole en public.

 

Structurer le contenu

Car contrairement aux idées reçues, l’aisance en public n’est pas un don. Elle s’acquiert avec l’entraînement. Et une intervention orale, quelle qu’elle soit, se prépare. « Sauter cette étape, c’est s’exposer à un manque de fond », prévient Pascal Le Guern. Ayez le réflexe de coucher vos idées sur papier afin de clarifier votre pensée. « Il faut définir le message essentiel, décider d’un angle précis et construire un argumentaire autour de quelques idées fortes », conseille Pascal Le Guern. Le discours doit comporter une phrase d’attaque et une chute percutante, et respecter la règle des trois C : clair, concis et concret. Pour lui donner du rythme, rien de tel que les phrases simples et courtes, construites à la voix active. S’il est important d’adapter le contenu à l’auditoire (étudiants, seniors, experts…), mieux vaut éviter le jargon. En revanche, les formules chocs, les exemples, les anecdotes, les comparaisons et autres métaphores sont les bienvenus pour soutenir les points clés de l’exposé. Mais pas question de tout consigner par écrit : « Les notes doivent servir uniquement de pense-bête. »

 

Se servir de son corps


« Car même si l’argumentation est bien bâtie mais que l’orateur néglige la forme, c’est le flop assuré », met en garde Pascal Le Guern. En effet, comme au théâtre, l’interprétation et la mise en scène constituent des facteurs déterminants de succès. Intonation, articulation, respiration, intensité sonore… sont donc autant d’éléments sur lesquels il convient de travailler. « Savoir jouer avec le silence est également une règle d’or », ajoute Pascal Le Guern. Les pauses permettent d’appuyer certains propos, de rompre la monotonie, et laissent le temps aux auditeurs de digérer l’information.
Compléments indispensables de la voix, les postures, gestuelles et mimiques contribuent, elles aussi, à rendre le discours vivant et à lui donner du poids. « Mieux vaut en faire trop que pas assez, l’idéal étant de parvenir à canaliser ses gestes », juge Pascal Le Guern. Et gardez à l’esprit que plus vous chercherez à avoir l’air intelligent, moins vous captiverez l’auditoire…

 

 

News 21/08/08

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