Le statut d'agent commercial
Présentation en 5 points-clés d'un statut très couramment employé.
Par SID Presse, le 02/05/2007
Ils ont pour avantage de bénéficier d'un statut assez favorable. Et de nombreux intermédiaires du commerce tentent du coup d'en réclamer le bénéfice, à l'occasion de litiges. A tort le plus souvent, car n'est pas agent commercial qui veut. Présentation en cinq points-clés d'un statut convoité.
Il est important de préciser que seules les personnes qui répondent à la définition légale de l'agent commercial peuvent bénéficier des droits qui lui sont accordés par la loi. Celles qui ne satisfont pas aux critères légaux, même si elles sont parfois en pratique dénommées " agents commerciaux ", ne peuvent en principe en revendiquer le statut.
Le greffe délivre alors à l'agent commercial un récépissé de déclaration et un numéro. Le lieu et le numéro d'immatriculation au registre doivent ensuite figurer sur les différents documents et correspondances à usage commercial de l'agent.
Cette immatriculation doit être renouvelée tous les 5 ans.
L'agent qui ne s'est pas immatriculé (ou qui n'a pas renouvelé son immatriculation) n'encourt cependant que des peines d'amende : il ne perd pas le droit de revendiquer le statut protecteur des agents commerciaux.
Mais en pratique, un contrat écrit est vivement recommandé, d'autant que la loi elle-même donne le droit à chacune des parties au contrat de réclamer un écrit mentionnant le contenu du contrat d'agent avec tous ses avenants.
Sachant qu'un contrat d'agent commercial à durée déterminée, qui continue à être exécuté après son terme, se transforme en contrat à durée indéterminée.
De son côté, le mandant doit mettre l'agent en mesure d'exécuter son mandat.
À cet égard, elles peuvent opter pour une rémunération à la commission, c'est-à-dire fonction du nombre ou du montant des affaires conclues par le mandataire.
Et en l'absence d'usages, l'agent commercial a droit à une " rémunération raisonnable ". La loi ne précisant pas ce qu'il faut entendre par " rémunération raisonnable ", c'est donc au juge qu'il appartient alors, en cas de litige, d'apprécier le caractère raisonnable de la rémunération.
Opérations conclues pendant la durée du contrat d'agence
L'agent a droit à une commission lorsque :
- l'opération a été conclue grâce à son intervention ;
- ou l'opération a été conclue avec un tiers dont l'agent commercial a obtenu antérieurement la clientèle pour des opérations du même genre.
Opérations conclues après la cessation du contrat d'agence
L'agent a droit à une commission lorsque :
- l'opération est principalement due à son activité en cours d'exécution du contrat d'agence, et a été conclue dans un délai raisonnable à compter de la cessation du contrat
- ou l'opération a été conclue avec un tiers dont l'agent a obtenu antérieurement la clientèle pour des opérations du même genre, dès lors que l'ordre du tiers a été reçu par le mandant ou par l'agent commercial avant la cessation du contrat d'agence.
Le moment auquel naît le droit à la commission
En principe, la commission est acquise à l'agent dès que le mandant a exécuté l'opération ou devrait l'avoir exécutée, ou dès que le tiers a exécuté l'opération.
En tout état de cause, elle est acquise au plus tard lorsque le client a exécuté sa part ou devrait l'avoir exécutée si le mandant avait exécuté sa propre part.
Le versement de la commission
La commission doit être payée au plus tard le dernier jour du mois qui suit le trimestre au cours duquel elle est acquise.
Et l'agent commercial a le droit d'exiger du mandant qu'il lui fournisse toutes les informations nécessaires pour vérifier le montant des commissions qui lui sont dues, en particulier un extrait des documents comptables.






