Nantissement du fonds de commerce
Comment donner en garantie une entreprise individuelle.
Par SID Presse, le 04/05/2007
Il existe ainsi deux types de nantissement de fonds de commerce : le nantissement conventionnel - qui fait l'objet de cette fiche technique - et le nantissement judiciaire, qui est peu fréquent en pratique.
Le nantissement conventionnel du fonds de commerce est donc l'opération par laquelle le propriétaire d'un fonds de commerce endetté accepte de l'affecter au paiement des dettes contractées auprès d'un créancier.
Une garantie qui n'est généralement pas considérée comme très efficace. En effet, la valeur de cette garantie est étroitement liée à celle du fonds sur lequel elle est assise. Aussi, en cas de difficultés d'exploitation entraînant une perte de valeur du fonds, le nantissement s'en trouvera amoindri, alors que c'est précisément à ce moment qu'il est le plus utile.
Et pourtant, les créanciers (les banques en première ligne) ont souvent l'habitude d'exiger de leurs débiteurs commerçants (personnes physiques ou morales) la constitution à leur profit d'un nantissement sur leur fonds de commerce, en prenant toutefois le soin d'exiger en complément une garantie plus efficace (un cautionnement généralement), faisant du nantissement du fonds de commerce une garantie subsidiaire ou d'appoint.
Présentation en cinq points-clés du régime juridique d'une garantie réelle qui reste malgré tout extrêmement pratiquée.
Par ailleurs, si le fonds nanti comprend des brevets, licences, marques, dessins, modèles, droits d'exploitation de logiciels, une inscription supplémentaire doit être prise à l'Institut national de la propriété intellectuelle (INPI).






