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Des précisions sur le dépôt et l'enregistrement d'une marque

Un décret en date du 25 février 2004 apporte des précisions sur la date effective d'enregistrement d'une marque, sur la procédure de renouvellement et les règles d'inscription au Registre national des marques.

Par SID Presse, le 25/04/2007

Les marques ont pris une importance considérable au cours des dernières décennies.
Pour les consommateurs, elles constituent autant de repères de consommation face à une offre de produits et de services sans cesse croissante.
Pour les entreprises, les marques permettent d'identifier leurs produits et services et de les distinguer de la concurrence en travaillant leur notoriété.

Si elles font parties de notre quotidien, les marques obéissent néanmoins à un ensemble de règles complexes issues non seulement du droit national, mais encore du droit communautaire et international.

Ce droit des marques a été quelque peu modifié par un décret du 25 février 2004, entré en vigueur le 5 mars. Ce décret vise pour l'essentiel à :
  • apporter des précisions quant à la date d'enregistrement effective d'une marque ;

  • allonger la durée de validité des marques, en assouplissant la procédure encadrant leur renouvellement ;

  • modifier les règles applicables en matière d'inscription au Registre national des marques.
Date d'enregistrement effective de la marque
Pour être protégée, notamment de la contrefaçon, une marque doit avoir été enregistrée à l'Inpi (Institut national de la propriété industrielle).
Cette protection est accordée pour une période de 10 ans, indéfiniment renouvelable.
Mais ce délai de 10 ans peut dans certains cas être abrégé, notamment dans l'hypothèse d'une déchéance de marque en raison d'un défaut d'exploitation. La loi prévoit en effet que le titulaire d'une marque perd ses droits sur celle-ci si, sans justes motifs, il n'en a pas fait un usage sérieux pendant une période ininterrompue de 5 ans.

Cette période de 5 ans a pour point de départ la date d'enregistrement de la marque.
Mais jusqu'alors, les textes ne précisaient pas clairement la date à compter de laquelle une marque devait être considérée comme enregistrée.

C'est désormais chose faite. Le décret précise que les marques françaises sont réputées enregistrées dès la publication de l'enregistrement au Bulletin officiel de la propriété industrielle.
Renouvellement de la marque
L'enregistrement de la marque confère à son titulaire un droit de propriété sur cette marque pour les produits et services qu'il a désignés dans sa demande d'enregistrement.
Mais les effets de l'enregistrement sont d'une durée limitée. Ils ne durent que pour une période de 10 ans, qui est cependant indéfiniment renouvelable.
Précision ce délai de 10 ans court à compter de la date du dépôt de la demande d'enregistrement de la marque.
Faute d'avoir demandé le renouvellement de sa marque, son titulaire perd ses droits et la marque tombe dans le domaine public.

Pour éviter cet écueil, la demande de renouvellement doit être présentée par le titulaire de la marque en principe au cours des 6 derniers mois de validité de l'enregistrement, sachant que, selon le récent décret, ce délai de 6 mois expire le dernier jour du mois au cours duquel la période décennale de protection prend fin.
Exemple le renouvellement d'une marque déposée le 20 novembre 1994 pourra être demandé entre le 30 mai et le 30 novembre 2004.
Dans le cas où le titulaire de la marque n'aura pas procédé à son renouvellement, le décret prévoit un délai de grâce.
À l'expiration du délai de 6 mois, le titulaire de la marque dispose en effet désormais d'une période supplémentaire de 6 mois pour la renouveler.
Mais le retardataire devra en contrepartie s'acquitter d'une redevance majorée par rapport au montant de la redevance dû en cas de renouvellement sollicité dans le délai normal.
À savoir jusqu'à présent, lorsque le titulaire d'une marque ne l'avait pas renouvelée dans les délais impartis, la seule possibilité qui lui était offerte, pour éviter la déchéance de ses droits, était de former une demande dite de " relevé de déchéance " auprès du directeur de l'Inpi, dans laquelle il devait justifier que son retard était dû à un empêchement qui n'était imputable ni à sa volonté, ni à sa faute, ni à sa négligence.
Le décret a logiquement supprimé le jeu du relevé de déchéance en cas de renouvellement tardif.

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News 04/12/08