Le devoir d'information et de conseil du vendeur
Quelles sont les obligations de transparence qui sont à la charge du vendeur.
Par SID Presse, le 25/04/2007
Cette obligation d'information et de conseil implique à la fois :
- qu'il renseigne l'acheteur sur les caractéristiques du produit (ou du service) proposé ;
- qu'il s'informe des besoins de l'acheteur et le conseille sur le choix du bien le plus approprié, et l'avertisse lorsqu'il estime que les marchandises sont impropres à l'usage auquel il les destine.
Et les manquements à cette obligation d'information et de conseil peuvent être sévèrement sanctionnés. Un risque pénal qui mérite que vous vous attardiez sur cette obligation au contenu à géométrie variable.
Les particuliers et les vendeurs occasionnels sont simplement tenus d'une obligation de loyauté et de bonne foi envers leurs acheteurs.
L'obligation d'information et de conseil s'applique sans restrictions lorsque l'acheteur est un consommateur ou un professionnel qui achète un bien pour ses besoins personnels ou familiaux.
Elle s'impose également en principe vis à vis du professionnel qui achète un bien (ou qui conclut un contrat de prestation de services) pour les besoins de son activité professionnelle.
Mais le vendeur n'est pas tenu de conseiller l'acheteur professionnel de la même spécialité que lui.
Ainsi, dans le cas des outils informatiques, qui sont des biens complexes, le vendeur doit aider son client à exprimer ses besoins. Le client doit en outre être conseillé sur le choix du système informatique le mieux adapté, sur ses performances et ses défauts, ainsi que sur les contraintes qui s'y attachent, notamment au regard de la mise en place du matériel ou de la formation de son personnel.
En ce qui concerne les produits dangereux, le vendeur doit mettre en garde son client contre les dangers auxquels le produit l'expose s'il est employé dans certaines conditions.
Les juges peuvent alors décider la résolution du contrat et/ou l'allocation de dommages-intérêts au profit de l'acheteur.
La responsabilité du vendeur peut également s'accompagner de celle du fabricant. La responsabilité du fabricant peut en effet être mise en jeu par le vendeur lorsque celui-ci se trouve assigné en justice par l'acheteur, voire même directement par l'acheteur lui-même. Ce peut-être le cas, par exemple, si le fabricant a omis de mettre en garde les utilisateurs contre les dangers qui peuvent être provoqués par l'utilisation du bien, ou s'il n'a pas indiqué les précautions indispensables à une utilisation normale, ou encore s'il n'a pas fourni un mode d'emploi suffisamment détaillé.






