Secret professionnel
Les plans d’immeubles réalisés par les architectes ne font pas partie des pièces que le fisc peut consulter dans le cadre de son droit de communication
Par Sophie Duval, le 16/10/2008
Ce droit de communication est d’application très large puisqu’il concerne toutes les personnes ayant la qualité de commerçant et porte sur l’ensemble des livres obligatoires (livre-journal, grand- livre et livre d’inventaire) ainsi que tous les livres ou documents annexes.
Ce droit est plus restreint pour les professions libérales. Ainsi, les professions médicales ou paramédicales n’y sont pas soumises. Il ne concerne en effet que les membres de profession limitativement déterminés. Ce sont les professionnels qui effectuent des transactions, des prestations de services à caractère juridique, financier ou comptable ou qui réalisent des activités dans lesquelles ils sont autorisés à détenir des biens ou des fonds pour le compte de tiers. Il s’agit notamment des agents d’assurances, des avocats, des commissaires aux comptes, des commissaires-priseurs, des experts-comptables, des géomètres, des huissiers et des notaires. Les professionnels dont l’activité consiste à réaliser des prestations à caractère décoratif ou architecturale (architectes, urbanistes, artistes peintres, dessinateurs, stylistes, décorateurs, paysagistes, etc.) sont aussi concernés par ce droit de communication.
De plus, les renseignements que ces professionnels libéraux peuvent être amenés à communiquer aux agents des impôts sont restreints. Ainsi, lorsqu’ils sont tenus au secret professionnel comme les avocats, experts-comptables, géomètres experts, notaires, l’administration ne peut leur demander des renseignements sur la nature des prestations fournies. Pour les autres professions, l’administration peut obtenir communication de l’identité des clients, le montant, la date et la forme des versements perçus, ainsi que les pièces annexes de ce versement.
Conseil d’État, 5 mai 2008 n° 291229






