Bonus/malus : lutte contre la pollution
Compte tenu des premiers succès engrangés par le dispositif du bonus/malus qui s’applique lors de l’achat d’une voiture, son renforcement est sérieusement envisagé !
Par Sophie Duval, le 08/07/2008
Pour favoriser l’achat de véhicules propres, un système de bonus/malus a été instauré cet hiver. Il consiste à classer les véhicules en fonction de leur émission de CO2 par kilomètre parcouru et à attribuer une prime aux voitures rejetant de faibles quantités de CO2 et une taxe supplémentaire pour les véhicules les plus polluants.Cette première mesure concrète prise à la suite du « grenelle de l’environnement » commence déjà à prouver son efficacité. Les premiers résultats obtenus sont en effet encourageants : les ventes de modèles sobres en consommation d’énergie ont fortement augmenté, tandis que, dans le même temps, celles de voitures « énergivores » ont baissé.
Ces deux dispositifs seront progressivement durcis par un abaissement des seuils d’éligibilité au bonus et de déclenchement du malus de 5 g de CO2/km tous les deux ans. Mais au-delà de cette montée en puissance d’ores et déjà prévue, le gouvernement vient d’indiquer que ce mécanisme du bonus/malus pourrait évoluer dans plusieurs directions.
Il est ainsi envisagé d’étendre ce système à d’autres produits et équipements. Une vingtaine de produits serait concernée (pneus de remplacement, écrans de télévision, frigos, machine à laver par exemple). Il a également été évoqué l’idée de renforcer le malus pour les véhicules très polluants. Cette surtaxe ne serait plus payée uniquement lors de l’achat de la voiture, mais tous les ans.
D’autres pistes sont encore à l’étude, telles que la redevance « CO2 » pour les poids lourds, les péages à l’entrée des grandes agglomérations ou l’élargissement du bénéfice de la prime « véhicules propres » à certains professionnels.
Plusieurs de ces mesures devraient être intégrées à la loi de finances pour 2009 présentée cet automne. À suivre donc.





