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Indemnités de rupture

Les limites d'exonération des indemnités versées lors de la rupture d'un contrat de travail en 2008.

Par Olivia Menu, le 25/04/2008

Les indemnités versées à l'occasion de la rupture d'un contrat de travail ou de la cessation d'un mandat social sont en principe imposables à l'impôt sur le revenu à l'exception de certaines indemnités qui bénéficient d'une exonération dans la limite de certains montants.

Depuis le 1er janvier 2006, ces montants sont déterminés par référence au plafond annuel de la Sécurité sociale (33 276 € pour 2008) et non plus en fonction du barème de l'impôt de solidarité sur la fortune.

Ainsi, pour 2008 les limites d'exonérations pour les indemnités de licenciement ou de cessation forcée des fonctions de mandataire social ou de dirigeant sont fixées à 199 656 € (6x 33 276 €) et à 166 380 € (5 x 33 276 €) pour les indemnités de mise à la retraite.
Attention exceptionnellement pour les indemnités versées au cours de l'année 2008 à raison d'une rupture ou d'une cessation notifiée avant le 1er janvier 2006, ces limites d'exonération sont toujours en fonction de la première tranche du barème de l'ISF 2008. Elles sont donc fixées à 385 000 € (moitié de la première tranche du tarif de l'ISF) pour les indemnités de licenciement (hors « plan social ») ou de cessation forcée des fonctions de mandataire social ou de dirigeant et à 192 500 € (quart de la première tranche du tarif de l'ISF) pour les indemnités de mise à la retraite.
L'ensemble des indemnités versées dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi, qu'il s'agisse d'un départ volontaire (démission ou départ en retraite à l'exclusion des cas de mise à la retraite) ou d'un licenciement, demeure totalement exonéré d'impôt sur le revenu.

News 07/01/09

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