La vérification de comptabilité
La vérification de comptabilité ne constitue qu'une des armes à la disposition des agents des impôts.
Par SID Presse, le 29/01/2007
En France, le prélèvement des impôts repose essentiellement sur un système déclaratif.
L'impôt est en effet établi au vu des déclarations déposées par les contribuables. Et c'est afin de lutter contre la fraude fiscale, de réprimer les comportements peu scrupuleux et de rectifier les erreurs de déclaration que l'administration doit contrôler la sincérité de ces déclarations et leur conformité aux lois et règlements en vigueur.
Dans ce cadre, ce sont environ 8 000 inspecteurs qui sont affectés au contrôle fiscal. Ils sont organisés en brigades de vérification, qui comptent entre 7 et 10 inspecteurs, encadrés par un inspecteur principal. Ils doivent en principe réaliser chacun environ 12 vérifications par an.
Il s'agit déjà de procédures de contrôle, mais beaucoup plus légères que la vérification de comptabilité et l'examen de la situation fiscale personnelle (ESFP).
- Le contrôle formel a pour but de rectifier les erreurs matérielles évidentes qui peuvent être constatées dans les déclarations fiscales. L'administration ne procède alors à aucune recherche extérieure aux déclarations.
- Le contrôle sur pièces consiste en un examen critique des déclarations des contribuables, à l'aide des renseignements et des documents figurant dans les différents dossiers que l'administration détient sur chaque contribuable.
Par cette procédure, l'administration vérifie que le contribuable a bien déposé toutes ses déclarations, et relève toute erreur, insuffisance, inexactitude, omission, dissimulation dans les éléments servant de base à l'imposition pour toutes les années non prescrites.
- Le contrôle matériel consiste, pour l'administration, à confronter les données en sa possession, comptables notamment, aux éléments matériels, afin de vérifier la réalité des faits déclarés par le contribuable.
Dans ce cadre, l'agent peut procéder à des contrôles portant sur des objets ou des marchandises détenus par le contribuable, lorsque la fabrication, la production, la détention, la circulation, ou la consommation de ces biens ont une incidence sur l'impôt.
- comparer les déclarations souscrites par le contribuable aux écritures comptables et aux registres et documents de toute nature de l'entreprise, notamment ceux dont la tenue est rendue obligatoire par le Code général des impôts (CGI) et le Code de commerce ;
- examiner la régularité, la sincérité et le caractère probant de la comptabilité, à l'aide notamment des renseignements recueillis à l'occasion de l'exercice du droit de communication et de contrôles matériels.
Dans le cadre de la vérification de comptabilité, le contribuable ne peut pas s'opposer aux investigations du vérificateur, sous peine de sanctions lourdes.
Mais la vérification peut, à l'inverse, être limitée au contrôle de certains points de la situation fiscale de l'entreprise. L'avis de vérification doit alors préciser le caractère ponctuel de la vérification et de la nature des opérations envisagées.
Cette dernière procédure est surtout utilisée en matière de TVA, pour contrôler les remboursements de crédit de TVA, ou les opérations de TVA intracommunautaire.
Attention, le vérificateur qui contrôle une entreprise est aussi en droit de procéder simultanément à l'examen de la situation fiscale personnelle (ESFP) de son dirigeant, quelle que soit son adresse, même si celui-ci réside en dehors de son ressort territorial !






