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Rouler déontologiquement

Respect de l’environnement, bien-être des salariés... De nouvelles priorités pour bien gérer la flotte auto !

Par Frédéric Dempuré, le 25/08/2008

Depuis toujours le véhicule automobile représente bien plus qu’un simple moyen de transport. C’est un outil d’identification, une carte de visite. Or, si nombre de véhicules utilisés par des professionnels traduisent encore la puissance et le luxe, de plus en plus d’entreprises préfèrent constituer une flotte automobile plus respectueuse de l’environnement et du bien-être de leurs salariés. Voici quelques pistes à suivre.

Des voitures propres

Dioxyde de carbone et microparticules sont les principaux polluants produits par nos véhicules. Si les émissions de microparticules peuvent être limitées par l’utilisation de filtres, celles de CO2 sont dépendantes de la consommation du moteur. Aussi, pour réduire la production de ce gaz à effet de serre, convient-il de choisir des véhicules moins voraces en carburant. Pour des parcours urbains par exemple, les voitures équipées de motorisation hybride (thermique et électrique) s’avèrent adaptées du fait de la coupure automatique du moteur à l’arrêt (Start & Go) et de l’usage de l’énergie électrique à faible vitesse.
Pour choisir parmi les autres véhicules plus classiques, l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) propose sur son site (www.ademe.fr) une base de données présentant les caractéristiques énergétiques de la plupart des voitures disponibles sur le marché français. Comme pour les produits ménagers, les véhicules automobiles s’y voient affecter une lettre (de A à G) qui permet de déterminer, notamment, leur impact sur l’environnement.

Adopter une conduite écologique

Si un conducteur accélère brutalement, freine sans cesse, pousse les rapports, il verra la consommation de son véhicule (et donc sa production de CO2 et autres microparticules) s’envoler. Ainsi, une conduite agressive entraîne, selon l’Ademe, une surconsommation de 20 % sur route et de 40 % en ville. Autre élément déterminant : l’entretien du véhicule. Le fait par exemple de rouler avec des pneus sous-gonflés accroît de 3 %, pour un simple manque de 0,3 bar de pression, la dépense énergétique. Pour nous aider à changer de comportement, il existe des stages proposés par les écoles de conduite. On y apprend à changer de rapport sans monter dans les tours, à ne pas « brusquer » un moteur... bref, à rouler écolo !

La sécurité avant tout

S’il est possible, avec une conduite apaisée, de réduire les risques d’être impliqué dans un carambolage, cela ne permet pas de totalement l’éviter. Pour assurer aux conducteurs et à leurs passagers une plus grande protection, il convient d’intégrer dans les critères de choix d’un véhicule sa résistance aux chocs. Pour cela, des organismes indépendants, comme Euro NCAP, n’hésitent pas à lancer des voitures neuves contre des murs et à évaluer, à l’aide d’étoiles, leurs capacités protectrices. Lors de ces « crashs tests », vont être mesurés non seulement les traumatismes subis par les occupants mais aussi ceux infligés à un piéton renversé par le véhicule. Sur le site d’Euro NCAP (www.euroncap.com), les résultats de ces tests sont classés par catégories, puis proposés par marque et modèle. Un moteur de recherche permet également de connaître le nombre d’étoiles accordé à ces véhicules.

Et pourquoi pas la location ?

Au fil du temps, la consommation d’une voiture augmente et avec elle les émissions de polluants. De plus, chaque année les constructeurs présentent des moteurs toujours plus sobres et plus propres. Dans ces conditions, la location longue durée présente l’avantage de disposer de véhicules bénéficiant des dernières innovations écologiques et de changer régulièrement de modèles, pour adapter la flotte aux besoins de l’entreprise.

Enfin, parlons d’argent !

Si la mise en place d’une gestion « déontologique » de sa flotte automobile représente un coût initial important (remplacement du parc, formation du personnel…), à terme un tel pari peut se révéler financièrement gagnant. Avec par exemple la taxe sur les véhicules de société (TVS), calculée en fonction du niveau d’émission de CO2 et dont les voitures hybrides, GPL et électriques sont exonérées. Côté assurances, certaines compagnies accordent des réductions de primes aux conducteurs ayant suivi des stages de conduite. Pour les carburants, du fait de la sobriété des moteurs et du changement des modes de conduite, là encore, des économies sont au rendez-vous !


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News 20/11/08