L'optimisation du BFR
Optimiser le BFR implique de mettre en place dans l'entreprise un programme associant la direction générale et l'ensemble des opérationnels.
Par Laurent David, le 22/04/2008 | 1 commentaire
Pour les financiers, le BFR correspond au décalage dans le temps de la transformation du résultat en cash. Ainsi, plus le niveau de BFR est faible (ou bien plus sa rotation est forte), plus le dégagement de liquidités est important dès lors que les marges sont positives.
En règle générale, le BFR est financé par des moyens à court terme : d'après l'enquête d'Ernst & Young(1), la majorité des entreprises le font par le découvert bancaire ou découvert en compte courant groupe. Les principaux préfinancements utilisés portent sur le poste clients avec la cession Dailly ou l'affacturage. Les préfinancements de stocks ou factoring fournisseur restant peu utilisés.
Pour commencer, l'entreprise doit donc s'interroger sur le montant et le niveau de son BFR, en se posant quelques questions de base.
Ainsi, pourquoi une entreprise qui veut développer une activité dans un pays du sud de l'Europe doit-elle financer davantage son activité que dans un pays du nord de l'Europe ? Réponse : parce que tout dépend des habitudes culturelles de chaque pays : dans les pays du Nord, les clients paient rapidement leurs fournisseurs ; dans les pays du Sud, les fournisseurs doivent accorder des délais de paiement importants à leurs clients. Morale de l'histoire : cette différence culturelle rend utopique la volonté d'appliquer une règle uniforme quelles que soient les zones géographiques où s'exerce l'activité.
Autre question de base : pourquoi une entreprise fournisseur principal d'un client devra-t-elle financer un BFR moins élevé que si elle se trouvait dans une situation de concurrence exacerbée ? La réponse trouve sa source dans l'expression du rapport de force client-fournisseur qui donne à ce dernier une marge plus ou moins importante de négociation des délais contractuels de règlement des factures.
Ces deux questions-réponses montrent que la notion de « standard » ou de « norme » est toute relative. Dans la mesure où l'activité est exercée dans un univers économique de type libéral, ce « standard » dépend essentiellement de la négociation. Même s'il existe en France des exceptions à ce principe comme le Code des marchés publics, qui fixe le délai maximum de paiement à 45 jours (50 pour le secteur de la santé), et quelques secteurs dont les délais de paiement sont réglementés (produits frais, transports, chargeurs...).










Bonjour,
Si je peux me permettre de vous conseiller un livre sur l'affacturage à ne pas mettre en toutes les mains:
http://www.mdhfactoring.com/livre-affacturage.html
J'en suis l'auteur.
Cordialement.
JLuc Mordoh