Quelques franchises ont attaqué le créneau du dépannage informatique, mais aucune ne s'est encore imposée au niveau national.
« Cela faisait des années que j'envisageais de me lancer dans le dépannage informatique, explique Gilles Guyot, qui a ouvert une agence Informatique Minute à Bordeaux en mai 2006. J'ai signé un contrat avec ce franchiseur parce que j'ai accroché avec son patron, Bruno Lecordier, et que cette enseigne joue le jeu de la transparence. » Bruno Lecordier est pourtant l'un des derniers arrivés sur ce marché. Go Micro et PC 30 ont une bonne longueur d'avance sur lui, avec trois à quatre ans d'expérience supplémentaire. Leurs cibles de clientèle : les particuliers, les professions libérales, les TPE victimes d'une défaillance informatique quelconque. L'objectif : être capable d'intervenir sept jours sur sept très rapidement - 30 minutes chez PC 30 et 4 heures chez Chronomicro -, avec un tarif forfaitaire tournant autour de 50 euros pour une demi-heure de présence chez le client et l'établissement d'un devis.
Solo ou véritable agence ?
« L'immense majorité de ces interventions sont très simples, souligne Gilles Burysek, patron de Zen Micro, autre très jeune franchise. Nous n'employons pas des ingénieurs informatique de haut niveau mais des techniciens capables de faire face aux innombrables dysfonctionnements dont sont victimes les particuliers peu expérimentés. » Du coup, Zen Micro casse les prix avec des forfaits à 29 euros, et soutient qu'un technicien seul peut réaliser un chiffre d'affaires mensuel de 4 000 à 5 000 euros.
En réalité, il existe plusieurs façons d'aborder le marché du dépannage informatique. Se lancer seul, comme l'a fait par exemple Laurent Caumont Puig, sous l'enseigne de Go Micro à Toulouse, suppose évidemment de posséder déjà certaines connaissances techniques. Avantages évidents : limiter l'investissement en utilisant éventuellement pour commencer sa maison comme bureau-atelier, et embaucher seulement au fur et à mesure des développements de la clientèle. Un binôme composé d'un informaticien et d'un commercial représente une autre solution. « Les compétences commerciales sont généralement plus importantes que les compétences techniques », estime André Combes, patron de Go Micro. La troisième solution consiste à lancer d'emblée une véritable agence en embauchant plusieurs techniciens. L'investissement sera évidemment beaucoup plus important : location d'un local, achat de matériel et de véhicules vont faire grimper l'addition qui pourra atteindre 100 000 euros, alors qu'un solo peut démarrer avec dix fois moins. Zen Micro a ainsi opté pour la formule solo, alors que Informatique Minute et Chronomicro placent la barre plus haut.
Dans tous les cas, le franchiseur ou son technicien se déplace le plus souvent à moto ou scooter. Si la réparation ne peut pas être effectuée sur place, il emporte l'ordinateur dans une caisse spéciale disposée sur le porte-bagages.
« L'avantage est que nous ne sommes pas obligés d'emporter les ordinateurs, tout peut être fait sur place, devant les clients, explique Gilles Guyot. Cela économise un déplacement et renforce la confiance de la clientèle qui peut voir quelles opérations nous avons effectuées, combien de temps nous avons passé sur sa machine. » Son franchiseur, Bruno Lecordier, renchérit : « La profession de dépanneur électroménager ne jouit pas d'une bonne réputation, il ne faudrait donc pas que celle de dépanneur informatique laisse son image se détériorer de la même manière. Pour notre part, nous entendons nous imposer grâce à une déontologie très stricte, en sélectionnant nos techniciens avec rigueur et en procédant à des contrôles de satisfaction parmi la clientèle. »
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