Bonus-Malus écologique
Alourdir d'une taxe les prix des produits d'équipement polluants ou au contraire alléger celui des produits "écologiques" via une aide ? Un système actuellement à l'étude.
Par Frédéric Dempuré, le 13/06/2008
Au début du mois de juin, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie a annoncé à l’occasion d’une interview donnée au journal les Echos, qu’un système de bonus-malus écologique pourrait bientôt s’appliquer à différents produits d’équipement notamment électroniques. A l’instar de ce qui existe dans le secteur automobile depuis le 1er janvier 2008, ce système aura pour objet d’inciter les consommateurs à choisir des produits dont la fabrication, l’utilisation ou l’entretien sont le moins dommageable pour l’environnement.
Concrètement, le prix d’achat d’un produit « écologique » sera allégé, par le biais d’une aide, ou au contraire augmenté s’il est considéré comme polluant. Question budget, les recettes du malus venant assurer le financement du bonus, cette mesure devrait, selon le ministre, s’autofinancer et ne rien coûter à l’État. Une hypothèse, qui logiquement ne pourra se vérifier que si les consommateurs ne changent pas de comportement et continuent à acheter d’avantage de produits polluants que de produits propres. Côté voitures, il faut ainsi noter que depuis le début de l’année, en raison du bonus-malus et sans doute aussi de la hausse du prix des carburants, les ventes de voitures écologiques ont augmenté de 45 % pendant que celles des véhicules polluants baissaient de 40 %. Concernant la mise en place de cette réforme, Jean-Louis Borloo a annoncé qu’elle interviendrait dès 2009 et qu’elle viserait une vingtaine de familles de produits.






