L'empire du milieu fait rêver mais reste un marché difficile. Surtout pour les Pme qui souhaitent s'y implanter.
D'ici à la fin de cette année, le président de la République, Nicolas Sarkozy, devrait faire son premier voyage officiel en Chine. Il y a été invité par son homologue chinois Hu Jintao. Nul doute que la présence française dans l'empire du Milieu sera l'un des sujets de ce prochain sommet.
En phase d'approche, le chef d'entreprise devra réfléchir en profondeur à son projet, ne serait-ce que pour savoir s'il a quelque chose à gagner en Chine. Pour commencer cette réflexion, il pourra s'appuyer sur les missions économiques locales et la chambre de commerce de sa région, participer aux forums organisés régulièrement par UbiFrance, rencontrer les conseillers du commerce extérieur. De nombreux voyages seront indispensables pour se rendre compte des obstacles à franchir, choisir sa région d'accueil et vérifier que son produit présente un intérêt. Il ne faut pas croire que les Chinois sont prêts à acheter n'importe quoi sous prétexte que c'est made in France. Bref, impossible d'y aller isolé sans de solides appuis et des conseils d'experts.
Trouver les bons contacts
Celui qui croit que son produit a de l'avenir peut commencer par chercher une société de trading ou un distributeur chinois. Dans un deuxième temps, il peut envisager la création d'un bureau de représentation. Même si la structure est légère, le dirigeant, ou son directeur export, devra alors être très présent sur le terrain pour développer son réseau, manager l'équipe, mesurer les difficultés et saisir les opportunités... Car être sur place permet de prendre les bonnes décisions : ai-je besoin ou non de monter une société ? Seul ou avec un partenaire local ? Pour sélectionner son distributeur ou son associé chinois, il faudra prendre son temps et éviter de s'engager tête baissée avec la première proposition venue. Les candidats au mariage ne manqueront pas : il existe un énorme réservoir de PME industrielles chinoises à la recherche de partenaires étrangers apporteurs de technologie moderne. Mieux vaudra s'appuyer sur ses contacts locaux pour faire le tri et éviter les pièges. En Chine, le réseau et les relations, que l'on appelle le « Guangxi », est fondamental. La version chinoise du bon vieux « piston » français. Mais beaucoup de finesse sera nécessaire pour dénicher ces intermédiaires clés capables de frapper aux bonnes portes de la bureaucratie chinoise, de vous introduire auprès d'un partenaire fiable, de régler un conflit avec votre associé de joint-venture.
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