Clic RDV réinvente l'agenda du futur
Un concept novateur, un business-model solide et la passion d'entreprendre : telles sont les armes d'Antoine Puymirat pour faire de Clic RDV un business qui séduit des centaines d'entreprises.
Par Valérie Talmon, le 10/11/2009
Apporter un service innovant aux entreprises, c'est le défi que s'est lancé Antoine Puymirat*, le tout jeune créateur de Clic RDV. « Je cherche des idées de création depuis l'âge de 10 ans !», lance-t-il. Alors, lors de sa première expérience salariée pour le leader de la réservation hôtelière en ligne, à Cambridge, il sent le filon : « Cette entreprise était un vrai succès. J'ai alors cherché une idée de prestations autour de la réservation. » Et Clic RDV émerge.
Si l'idée paraît simple, le logiciel de gestion en question était à inventer. « Le logiciel a nécessité un gros travail de développement. Les garagistes ne notent pas leur rendez-vous comme les cardiologues. Il a fallu créer des algorithmes adaptés prenant en compte tous les critères possibles : notation de plaques d'immatriculation (pour les garagistes), numéro de tatouage (vétérinaires), etc. » Pendant cette phase de développement, Antoine s'associe avec un diplômé de Centrale.
Pour tenir le coup durant cette longue phase de développement, Antoine a dû trouver des fonds : 6 000 euros de l'Adie, 10 000 euros de la Caisse sociale de développement local, 20 000 euros via le Réseau Entreprendre complétés par 40 000 euros de prêt bancaire. Aujourd'hui, la jeune entreprise vient de réaliser une levée de fonds de 500 000 euros via le nouveau dispositif holding ISF-PME prévu dans la loi TEPA.
La cible ? Tous les professionnels qui doivent gérer des rendez-vous. « Nous comptons parmi nos clients beaucoup de professionnels de la beauté, de la santé, mais aussi des administrations, par exemple pour gérer les prises de rendez-vous de vaccinations contre la grippe A. » Le mode de rémunération de Clic RDV lui assure un chiffre d'affaires récurent, car basé sur des abonnements : 60 euros par mois en moyenne, plus 10 centimes d'euros à chaque envoi de SMS. Ceci devrait permettre à la PME d'afficher un chiffre d'affaires de 200 000 euros cette année, puis 500 000 euros en 2010.
Le plus dur, hormis la conception même du logiciel ? « Sans doute chercher à faire entrer dans les entreprises un nouvel outil. La plupart des professionnels notent encore leur liste de rendez-vous sur papier. Une fois l'outil en main, il présente des avantages, comme une meilleure gestion des rendez-vous, par exemple la disponibilité de cabines de soins en institut, et le partage de l'information. Pour cela, nous démarchons beaucoup de réseaux de franchise, qui sont très intéressés par ce système. »
*Antoine Puymirat participera à la conférence « Secteur porteurs et Business de Demain ». Pour en savoir plus : Les secteurs porteurs : suivez le guide








