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Travaux en accès difficile : prenez de la hauteur

Si vous aimez les sensations fortes, lancez-vous dans les travaux en accès difficile. Ce marché décolle.

Par Nicolas Lefebvre, le 01/10/2005

Poser des paratonnerres, sécuriser des sites dangereux, nettoyer des silos ou rénover des clochers ! Ces travaux de haute voltige ne sont pas à la portée du premier venu car ils sont dangereux et nécessitent des installations lourdes et coûteuses. De petites entreprises se sont donc spécialisées dans les "techniques de cordes" afin d'intervenir dans ces accès difficiles, pour ne pas dire inaccessibles. Avant les années 90, cette activité n'était pratiquée que par des montagnards aguerris, et à l'intersaison. "Depuis, le marché s'envole !", constate François Ranise, vice-président du Syndicat français des entreprises de travaux en hauteur (SFETH).
Un investissement matériel assez lourd
Les principaux domaines des travaux sur cordes sont le bâtiment, l'industrie et les travaux publics. Les situations sont multiples mais le matériel indispensable se résume à un véhicule utilitaire pour le transport et à un kit complet par intervenant, qui comprend les cordes, le baudrier, le casque, les chaussons et quelques accessoires. Pas plus de 500 euros au total. Chaque spécialité (couvreur, nettoyeur, élagueur...) exige toutefois l'achat d'un outillage particulier pouvant représenter un investissement de 2 000 à 75 000 euros. Mais il est possible de procéder par étapes et d'acquérir du nouveau matériel au fur et à mesure du développement de nouvelles activités. D'ailleurs les spécialistes des accès difficiles sont souvent amenés à sortir de leur champ d'activités originel : "Nous sommes des bricoleurs du ciel et nous devons sans cesse réinventer notre métier pour répondre à la demande", précise Danielle André-Annie, dirigeante de Accessible IDF, qui fait aussi bien du nettoyage en hauteur que de la pose de bâches sur des bâtiments.
Par mesure de sécurité, mieux vaut éviter de se lancer seul sur ce marché. S'associer ou embaucher quelques salariés est recommandé. L'intérim, très utilisé dans ce secteur, offre également une alternative intéressante. Attention cependant à ne pas en abuser car la formation, obligatoire, représente un surcoût important.
Des partenariats avec des collectivités territoriales permettent en outre d'assurer des revenus réguliers. Christian Rive, cogérant de Face Sud, a par exemple réussi à obtenir un marché avec EDF pour l'entretien des lignes à haute tension.
Pour en savoir plus
Ce métier à risques est très encadré. Il est obligatoire d'être un minimum de deux par chantier. Il est interdit de travailler dans des conditions météorologiques non propices. Le matériel doit correspondre à la réglementation, faire l'objet d'une liste nominative et être inspecté tous les ans par un expert agréé. Le décret du 5 novembre 2001, qui impose à n'importe quelle entreprise d'énumérer dans un document unique tous les risques encourus, doit être impérativement respecté. Un décret de septembre 2004 impose une "obligation de formation". Parmi les centres de formations : propose un certificat d'aptitude aux travaux sur cordes. Les stages peuvent durer entre 35 et 500 heures, pour un investissement de 900 à 8 000 euros. Tél. : 04 75 22 14 08. dispense un certificat de qualification professionnel. S'adresser au SFETH. représente les entreprises qui réalisent des travaux sur cordes. Tél. : 04 76 46 17 86, www.sfeth.com

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News 07/01/09