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Mobilité : ça roule pour les transports urbains verts

Pollution, hausse du pétrole, grèves ... Tout joue en faveur du covoiturage dans les grandes villes.

Par Bruno Askenazi, le 26/02/2008

En dépassant les 100 dollars le baril, le pétrole n'a jamais aussi bien porté son surnom d'« or noir ». Les automobilistes font grise mine et sont parfois contraints de laisser tomber leur voiture pour adopter les transports en commun ou circuler en vélo. Mais l'énergie chère et la lutte contre la pollution dans les grandes villes ne favorisent pas seulement « la petite reine », elle donne de l'élan au covoiturage.
Comme Patacaisse.com, de nouveaux services sont apparus en ciblant dans un premier temps les entreprises. Patacaisse, une start-up créée en 2007, a signé récemment un premier contrat avec le Crédit Agricole Champagne-Bourgogne qui souhaite faciliter le déplacement de ses collaborateurs entre ses différentes sites et réduire d'autant le coût des trajets. Les salariés disposent d'un site dédié leur permettant d'entrer en contacts les uns avec les autres et d'organiser leurs trajets. Pour Olivier Prentout, le dirigeant de Patacaisse, « le business du covoiturage se développe surtout auprès des entreprises ou des collectivités locales très réceptives à ces solutions ». Pour ces entités, plusieurs avantages : le covoiturage est un moyen de rendre service aux salariés et donc de les fidéliser, de faire un geste pour l'environnement mais aussi de se donner une image verte dans l'air du temps.

Pour cibler directement le grand public, les spécialistes du covoiturage s'appuient sur des plates formes techniques relativement faciles à mettre en oeuvre. Grâce au Web, ces nouveaux services sont capables de mettre en relation conducteurs et passagers rapidement et surtout d'organiser des trajets courts et pas forcément prévus à l'avance. Du covoiturage « quand je veux ou je veux », en somme. Dans cet esprit, Patacaisse vient de lancer une formule qui permet la mise en relation via le téléphone mobile de passagers et d'automobilistes préalablement inscrits sur son site. Les propositions de trajets sont transmises via des SMS, selon les besoins des uns et des autres. Le modèle économique ? L'entreprise touchera 1,50 euro par mise en relation et un pourcentage sur le prix de la course. Pour simplifier la transaction, le coût est d'ailleurs prédéfini par le site, directement débité sur le compte internet de l'abonné. Le service devrait être opérationnel au 1er trimestre 2008. Un projet qui pourrait toutefois se trouver confronté à l'opposition des taxis qui voient d'un très mauvais oeil ce nouveau mode de transport alternatif.
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Depuis la rentrée, les Parisiens peuvent circuler en tricycles électriques conduits par un chauffeur. L'engin peut accueillir deux passagers et leurs bagages légers. Cyclobulle, une entreprise créée par deux jeunes femmes, compte pour le moment 5 véhicules. Mais comme le volume de courses augmente tous les mois, 5 autres tricycles seront lancés avant l'été. Les ressources de ce mode de transport propre proviennent des courses, facturées 1 euro de prise en charge plus un euro par kilomètre parcouru. Mais surtout des annonceurs, car les cyclobulles sont intégralement recouverts de publicité. Powerade et Office Dépôt font partie des marques qui ont déjà utilisés « ce support décalé et écolo qui rejaillit positivement sur leur image ».

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News 07/01/09