Lancer son agence de courtier en crédits et placements
Les franchiseurs qui investissent les métiers de courtage en crédits et placements ciblent les cadres très qualifiés et les diplômés.
Par Gérard Delteil, le 01/09/2005
Jérôme Navoni, président de Esop Conseil, réseau qui ajoute au courtage de crédit d'autres pôles d'activité centrés sur la gestion de patrimoine, affirme pour sa part que ce marché devrait exploser : "Aujourd'hui, le chiffre d'affaires réuni de tous les courtiers équivaut à celui d'une grande banque, mais la progression n'en est qu'à ses débuts. Dans des pays comme l'Italie et la Grande-Bretagne, on recense près de 30 000 conseillers en gestion de patrimoine, soit dix fois plus qu'en France, sans parler des États-Unis où ils sont cinquante fois plus nombreux."
"Je ne vois pas comment il est possible d'exercer correctement plusieurs métiers à la fois, remarque Patrice Matagne, d'In & Fi. Nous préférons nous concentrer sur un seul et le faire bien." À quoi Denis Lamotte, patron de Stratégie Patrimoine répond : "Chacune de nos agences dispose d'un spécialiste par catégorie d'activité : un fiscaliste, un assureur, un financier, un analyste conseil. À la limite, pour démarrer, notre franchisé peut se contenter d'engager deux ou trois spécialistes qu'il choisira pour compléter ses propres compétences, mais, à terme, il lui en faudra cinq." Le franchisé de cette enseigne devra donc investir beaucoup plus que celui d'Alliance Financement, qui débutera à domicile avec un téléphone, un fax et un ordinateur, ou celui de Patrimoine Consultant qui travaillera dans des bureaux mis à sa disposition par le franchiseur, mais restera néanmoins propriétaire de sa clientèle.
Entre l'agence disposant d'une vitrine bien visible sur la rue et le travail en solo, toutes sortes de formules intermédiaires s'offrent aux courtiers. "Pour notre part, nous avons loué un petit bureau en étage, explique Pierre Schneider, franchisé de In & Fi. C'est modeste mais clean. Pour proposer des crédits aux gens, le minimum est de leur inspirer confiance. Si vous êtes trop mal installé, ils vont penser qu'ils sont tombés sur une officine louche. Et les banquiers eux-mêmes, qui nous envoient leurs clients, veulent des partenaires qui présentent bien."
Après avoir choisi entre l'activité en solo et la création d'une agence polyvalente, la première question qu'on peut se poser est de savoir quel est l'intérêt d'exercer ce métier dans le cadre d'une franchise. On notera d'abord que l'image de marque joue peu pour le moment, car aucune enseigne n'a atteint une notoriété suffisante pour offrir une garantie de sérieux et de compétence. Cela pourrait changer d'ici quelques années si ces franchises parviennent à s'imposer au niveau national. En revanche, outre un savoir-faire testé dans leurs agences pilotes, la majorité des franchiseurs apportent deux prestations essentielles à leurs partenaires. D'une part, un réseau de relations avec des organismes financiers et des professionnels qui leur garantit de trouver rapidement des clients. D'autre part, des facilités pour l'obtention du mandat que la loi de sécurité financière (LSF) du 2 août 2003 rend désormais obligatoire.







Chômeurs créateurs, attention : depuis le 1er janvier 2009, une nouvelle aide à la création, le Nacre, remplace l'Eden et les chéquiers-conseils. 
