Financement : un bon bilan pour les business-angels
Les business-angels ont financé 214 entreprises l’an dernier pour un montant de 37 millions d’euros. Et pourtant, ils sont encore trop peu nombreux. Le point.
Par Valérie Talmon, le 15/07/2008
La France manque d’investisseurs ? Exact ! Quand on compare le nombre de business-angels hexagonaux et hors de nos frontières, les chiffres parlent d’eux-mêmes : il existerait actuellement 7 000 business-angels en France contre 40 000 au Royaume-Uni et 400 000 aux Etats-Unis !
Pour autant, cette catégorie d’investisseurs ne cesse de prendre de l’ampleur. France Angels, la fédération française des réseaux de business-angels, vient de rendre public une étude sur son activité 2007.
L’an dernier, les réseaux de business-angels ont reçu 3 500 dossiers de demandes de financement. 800 projets ont été sélectionnés pour une audition. Sur ces 800 projets, 214 ont su séduire un investisseur. La sélection est donc particulièrement rude ! Ces investissements ont représenté en 2007 un total de 37 millions d’euros.
Les secteurs les plus prisés par ces investisseurs ? Sans surprise, les NTIC/Internet et le e-commerce arrivent en tête avec 30% des dossiers financés, à égalité avec les projets évoluant dans le secteur des logiciels et du multimédia. Le secteur industriel et des services représente 20% des projets soutenus, celui de la santé et des biotechnologies, 15 %.
Une des particularité des réseaux de business-angels, c’est la proximité. En effet, il ressort de cette étude que 75 % des réseaux ont une zone d’intervention régionale et locale : 82 % des entreprises qu’ils soutiennent se trouvent dans le même secteur géographique. Ce phénomène s’explique notamment par le fait que les réseaux de business-angels sont animés par des passionnés bénévoles. La proximité entre l’investisseur et le porteur de projet ou le créateur est donc également un facteur déterminant.
Futur créateur, pensez donc d’abord à frapper aux portes de ces investisseurs qui se cachent tout près de chez vous. Vous y trouverez une oreille plus attentive, connaissant bien le tissu économique local et qui pourra sans doute, si ce n’est vous financer, du moins vous orientez.
Une bonne nouvelle pour terminer : « 2007 a marqué un tournant dans l’histoire du financement de la création de PME innovantes (…) Grâce aux efforts conjugués d’acteurs individuels, politiques et économiques, l’activité décolle, analyse Claude Rameau, président de France Angels Nous pouvons de façon réaliste avancer le nombre de 20 000 business-angels en 2012 pour des fonds d’amorçage de plus de 200 millions d’euros dans les PME innovantes. »
Pour en savoir plus : www.franceangels.com





