Accueil - TPE-PME.com - Création - Marchés porteurs - Dossiers

Les services aux particuliers : un marché à fort potentiel

Par Ann-Karen Bartoszewski, le 26/02/2008

Entre 2004 et 2006, le nombre de créations d'entreprises a été multiplié par 10 dans le secteur des services à la personne, passant de 500 à 5 000. C'est dire si le secteur attire ! Il faut bien reconnaître que le contexte est particulièrement propice. Non seulement la demande des ménages français explose sous l'effet des évolutions de société (allongement de la durée de vie, accroissement de l'activité des femmes, augmentation du nombre de familles monoparentales, recherche d'une meilleure qualité de vie...). Mais, en outre, les gouvernements successifs multiplient les incitations fiscales et sociales (TVA à 5,5 %, exonération de certaines charges patronales pour les employeurs...) pour encourager ceux qui seraient tentés de passer à l'acte.
En juillet 2005, Jean-Louis Borloo a même sorti l'artillerie lourde avec son plan de développement des services à la personne. Mise en place du chèque-emploi service universel (Cesu) pour solvabiliser la demande, création d'un nouveau régime d'agrément et d'enseignes nationales pour structure l'offre... l'ancien Ministre de l'emploi et de la cohésion sociale a lancé un train de mesures sans précédent pour soutenir certains types de services à la personne. « Une vingtaine d'activités sont nommément désignées parmi lesquelles la garde d'enfants, le soutien scolaire, l'assistance informatique et internet, le ménage, le petit bricolage, l'aide aux personnes âgées ou handicapées à l'exclusion des soins relevant d'actes médicaux, la livraison de courses... », détaille Alfred Scardina, consultant en création d'entreprise, co-auteur de « Créer une entreprise de services à la personne ». Ces activités dont la liste, fixée par décret, a été élargie en mai 2007, sont éligibles au très convoité agrément sous réserve qu'elles soient « exercées au domicile des particuliers ou réalisées partiellement en dehors du domicile, à la condition que la prestation fasse partie d'un bouquet de services effectués à domicile ». Précieux sésame, l'agrément permet au prestataire qui le détient de faire bénéficier ses clients d'une réduction d'impôt sur le revenu.
Des marchés de niche à développer
En marge de ces activités, d'autres services de proximité aux particuliers connaissent un bel essor. Gaël Le Calvez, 26 ans, et Matthieu Jégou, 25 ans, peuvent en témoigner. Ils ont créé Apero & Co à Brest en novembre 2007, une société spécialisée dans la livraison d'apéritifs à domicile : « le bouche à oreille fonctionne très bien et le panier moyen augmente régulièrement. De 23 euros au départ, il est passé à 26 euros. Nous espérons atteindre 32 euros d'ici peu ». Chiffre d'affaires prévisionnel pour 2008 : 150 000 euros.
Plus gourmand en capitaux, le marché de la petite enfance offre lui aussi de réelles opportunités. Première piste : monter une crèche inter-entreprises. « Les entreprises ont le droit d'investir ce créneau depuis deux ans. En outre, le projet peut être en partie subventionné (caisse d'allocation familiale, conseil général...). C'est donc le moment idéal pour se lancer », affirme Arnaud Maigre, fondateur de Réseau +, un groupement d'entrepreneurs de services à la personne. Petit bémol : sur certains territoires, les organismes attribuant des aides croulent sous les demandes, parfois farfelues... « Résultat, les porteurs de projet se voient refuser tout soutien », constate Arnaud Maigre.
Autre idée à creuser : la micro-crèche. « Il s'agit d'une nouvelle formule de service d'accueil instituée en 2007 qui consiste à regrouper au sein d'un local trois professionnels accueillant au maximum 9 enfants de moins de six ans », explique Arnaud Maigre. Une maison ou un appartement peut faire l'affaire dès lors que l'endroit est suffisamment sécurisé pour l'accueil de jeunes enfants. Quant à l'encadrement, il doit être assuré par des personnes justifiant de 5 ans d'expérience minimum comme assistant maternel ou de 2 ans d'expérience auprès de jeunes enfants doublé d'une qualification au moins de niveau V (CAP Petite enfance...). « L'ouverture d'une micro-crèche est soumise à l'autorisation du conseil général », indique Arnaud Maigre.

Réagir à l'article

Identifiez-vous

Trouver un conseil près de chez vous

Annuaire des Experts-Comptables

Nom du cabinet :

Code postal (2 ou 5 chiffres) :

News 15/03/10